AccueilAccueil

Les grands dossiers Les risques naturels à la Réunion Les risques naturels à la Réunion

Les risques naturels à la Réunion

 

Ici, consultez le Dossier Départemental des Risques Majeurs (DDRM), document de synthèse et d'information sur les risques naturels & technologique. (informations disponibles sur le site de la Préfecture)  

Pour ceux qui en sont victimes, les cyclones et les pluies torrentielles sont des épreuves parfois dramatiques. Pour la collectivité, les coûts de reconstruction se chiffrent fréquemment en centaines de millions d’euros.

Des menaces connues

L’île de la Réunion est soumise à différents risques naturels prévisibles, de par son climat tropical humide et sa constitution volcanique.
En effet, cyclones, pluies, crues, inondations, éboulements, glissements de terrain, coulées de lave... sont des phénomènes naturels inhérents au département.
L’intensité des précipitations exceptionnelles, un relief tourmenté, la fragilité des sols propice à l’érosion, aggravent considérablement les risques.

Des conséquences prévisibles

Elles sont humaines avec des évacuations nombreuses, des familles sans abri, des blessés, parfois des morts.
Elles sont matérielles avec des maisons et des bâtiments dévastés, l’alimentation en eau potable interrompue, l’électricité et le téléphone coupés, des routes détruites, des cultures ravagées, des entreprises fermées.
Elles sont financières : les dégâts ont été estimés à 39,6 millions d'euros (260 millions de francs) après le passage du cyclone Colina en 1993, 152 millions d'euros (un milliard de francs) pour Firinga en 1989.

La DDE de La Réunion et les risques naturels

La DDE est particulièrement impliquée dans les procédures suivantes :
alerte cyclonique et interventions

  • protection contre les crues (planification et maîtrise d’œuvre)

  • prévention des risques : préparation et mise en œuvre des mesures réglementaires

Alertes cycloniques et interventions

La DDE a mis en place un double dispositif de permanences, avec astreinte d’agents d’encadrement et d’agents d’exécution dans les subdivisions. En alerte, elle participe à la cellule de crise et a pour mission de maintenir la viabilité du réseau routier, de rétablir les communications après chaque événement météorologique et d’assurer la sécurité portuaire.

Protection contre les crues

Les inondations à la Réunion sont aléatoires et particulièrement dévastatrices. A l’initiative de la DDE, des études ont été engagées dès 1984, et aujourd’hui la totalité du territoire est couvert par des schémas techniques de protection contre les crues (S.T.P.C.) qui dimensionnent et évaluent les coûts des dispositifs de protection des zones urbaines.
Chaque année, en fonction des demandes des communes (maîtres d’ouvrages), un programme d’endiguement est retenu, qui bénéficie de subventions dans le cadre du contrat de plan et du plan de développement régional. La DDE est gestionnaire de ce programme baptisé PPER (Programme Pluriannuel d’Endiguement des Ravines).

Prévention

A la Réunion, toutes les communes sont concernées par des phénomènes de crues torrentielles liées fréquemment aux perturbations cycloniques, mais aussi par des mouvements de terrains de grande ampleur (Salazie) ou localisés (érosion, glissements). Les éruptions volcaniques sont des phénomènes pour lesquels aucune localisation géographique précise n’est possible. A cet égard, le risque volcanique n’est pas traité en prévention mais seulement en surveillance, alerte (observatoire) et interventions de secours si nécessaire. Le risque lié aux vents cycloniques est traité dans le cadre des normes de construction.

La prévention des risques s’intéresse donc principalement, à la Réunion, aux inondations et mouvements de terrain.

Dans ce cadre, et conformément à la circulaire du 19 juillet 1994, un programme pluriannuel d’études, de cartographie réglementaire et de couverture de l’île par des plans de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) relatifs aux risques d’inondations et/ou de mouvements de terrain, a été élaboré à la Réunion. Ces études et procédures sont pilotées par la DDE et doivent aboutir à des arrêtés préfectoraux d’approbation des PPR.

Les Plans de Prévention des Risques (PPR)

Sur le plan national, en vue de se prémunir contre les risques naturels, un nouveau dispositif juridique simplifié a été prévu par la loi n° 95.101 du 02 février 1995 (dite loi Barnier) et son décret d’application n° 95.1089 du 05 octobre 1995, qui inscrit, en tête de ses dispositions, le principe de précaution.
« L’absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder l’adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque… »
Le PPR, du ressort de l’Etat, s’adresse à tous : particuliers, entreprises, collectivités locales. Il vaut servitude d’utilité publique après approbation par arrêté préfectoral, et doit être annexé au Plan d’Occupation des Sols (P.O.S.) ou Plan Local d’Urbanisme (P.L.U.).
L’affichage officiel des risques amènera chacun à prendre ses responsabilités en terme d’aménagement, de sécurité et de protection.
Le PPR est évolutif en fonction notamment de la connaissance des phénomènes naturels et des travaux de protection réalisés dans les secteurs exposés.

La politique définie vise à répondre aux objectifs suivants :

Interdire les implantations humaines dans les zones les plus dangereuses où la sécurité des personnes ne peut être garantie, sauvegarder l’équilibre et la qualité des milieux naturels, et, pour le phénomène d'inondation, préserver les capacités d'écoulement et d'expansion des crues pour ne pas aggraver les risques dans les zones situées en amont et en aval (contrôler strictement l’extension de l’urbanisation dans les zones d’expansion des crues, et éviter tout endiguement ou remblaiement nouveau qui ne serait pas justifié pour la protection de lieux fortement urbanisés).

Les principales fonctions du dispositif P.P.R. sont :

  • de cartographier les zones constructibles et celles soumises à prescriptions ;

  • d'y définir les règles d'urbanisme, de construction et de gestion ;

  • le cas échéant, de définir des mesures de prévention, de protection et de sauvegarde à prendre par les particuliers et les collectivités territoriales.

En aucun cas, le PPR n’a pour objet d’évacuer définitivement par expropriation les habitants des zones exposées.
La réalisation des plans de prévention des risques suscite des débats houleux à la Réunion. Ils mettent en évidence que de nombreux aménagements urbains ont été réalisés dans des zones présentant des risques, principalement d'inondation.

Etat d’avancement des procédures PPR à la Réunion.

Aléa « inondation »

Aléa « Mouvements de terrain »

 

DDE de la Réunion - 10/09/2009